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La « mobilité bancaire » remonte à l’année 2004, date à laquelle la Banque de France a décidé de confier à un prestataire la mission d’accompagner ses clients personnes physiques dans le transfert de leurs opérations bancaires courantes vers un nouveau compte dans un établissement recommandé.

Depuis novembre 2009 et la mise en place du premier dispositif d’aide à la mobilité bancaire, les principaux établissements bancaires français ont fait le choix de sous-traiter aux 3 principaux opérateurs du marché (Isilis, Docapost, Quintess) une « prestation essentielle » et néanmoins stratégique : faire de l’entrée en relation  une expérience client « inoubliable ».

La mise en œuvre du processus de mobilité « choisie » démarre à la signature d’un mandat de mobilité (électronique ou papier) : le client « en mobilité » fournit à sa Banque d’Arrivée des informations relatives aux établissements donneurs d’ordre de débit direct sur son compte ; elle se poursuit par l’information des émetteurs via des flux automatisés ou manuels ; elle se termine par la prise en compte effective de la nouvelle domiciliation bancaire du client.

Ce processus s’est progressivement digitalisé avec un enjeu fort pour l’information du client de bout en bout.

La mise en œuvre du dispositif prévu à l’article 43 de la Loi Macron renforce encore cet enjeu d’information du client :

  • La continuité du dossier de bout en bout doit s’adapter à un nouveau circuit d’échanges de données entre banques.
  • La Banque d’Arrivée doit mettre à disposition du client en mobilité la liste des réponses reçues de la Banque de Départ.

Les opérateurs de mobilité apparaissent aujourd’hui incontournables pour fluidifier le nouveau processus : ils maîtrisent les interfaces avec les clients en mobilité (web, plateforme téléphonique), ils  adressent des flux directs aux émetteurs de prélèvements, ils gèrent même la base des mandats SEPA pour certains créanciers.,

Une seule corde manque à leur arc : le routage des flux SEPAmail, plateforme de messagerie qui servira aux échanges de flux d’informations entre banques.

C’est ainsi que les établissements de crédit et de paiement sont conduits à rechercher le bon moyen pour combiner l’extraction/intégration des données de leur système d’information avec ces prestations métiers à fort enjeu.

Les éditeurs ont alors un rôle déterminant pour proposer la mise en œuvre d’outils d’interface (connecteurs, webservices), pour relier le système d’information (SI) de l’établissement à la plateforme du prestataire de mobilité bancaire, tout au long du processus.

Une bonne combinaison entre l’éditeur du SI et le prestataire de mobilité bancaire est donc indispensable.

C’est à ce prix que les établissements seront en mesure de stocker, au cœur de leur SI, les données de « mobilité bancaire » notamment celles en provenance de la Banque de Départ, données dont l’exploitation offrira à la Banque d’Arrivée du client  l’historique récent de sa relation, pour lui proposer au plus vite des offres adaptées.