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UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (source : www.uemoa.int/Pages/Home.aspx)

Présent au FIFAS en juin 2015 à Abidjan (Côte d’Ivoire), le Groupe SAB est intervenu dans le débat sur le rôle des services financiers comme moteur de la croissance inclusive dans la zone UEMOA.

Avec un taux de bancarisation encore très faible (entre 8% et 15% de la population), les services financiers dans la zone UEMOA ont une marge de croissance importante. Cependant, l’augmentation de ce taux, ces dernières années, n’est pas flagrante.

Pourquoi cette croissance n’est-elle pas encore au rendez-vous ?
Au vu des échanges lors de ce salon, 2 axes d’explication ressortent :
– Un manque de proximité des banques par rapport à la population,
– Des frais de gestion élevés pratiqués par les banques.

SAB a tenté de démontrer l’importance des investissements structurants pour prévoir l’avenir. Les acteurs doivent investir dans des systèmes d’information qui répondent aux 3 critères de choix suivants :
1. Définir, de manière objective, le retour sur investissement attendu (le ROI), c’est-à-dire, quels objectifs de gains et pour quand.
2. S’assurer que le système d’information (l’Usine d’une banque) soit flexible, ouvert et évolutif, c’est-à-dire, avoir la capacité à gérer les évolutions réglementaires (FATCA, lutte contre le blanchiment d’argent, etc…) et avoir la capacité à communiquer avec les technologies de demain.
3. Investir dans des systèmes d’information qui permettent d’avoir
– D’un côté, la partie Production, donc l’usine type monétique, crédits, finance islamique, micro-crédits, tenue de compte, etc…
– Savoir gérer les données, les traitements et les volumes (un système robuste)
– De l’autre, la partie Distribution, donc les différents canaux de ventes (automatisation de la relation) :
– Image de l’Etablissement
– Intégrer aux innovations technologiques (smartphone, réseau 4G, internet mobile).

Pourquoi investir est important pour le développement des services financiers ?
Si nous revenons au constat, les acteurs doivent travailler sur 2 axes : la proximité et la baisse du coût des services.
Les investissements doivent permettent un accès plus facile aux services financiers. Ils doivent s’appuyer sur les outils de tous les jours, tels que l’internet, les smartphones et les tablettes. Le développement du réseau 3G/4G sur la zone UEMOA permet aux acteurs de s’appuyer sur le développement des outils de communication pour distribuer facilement les services financiers.
Les investissements doivent permettre l’entrée de nouveaux entrants, tels que les opérateurs téléphoniques (tous les types d’utilities), les réseaux sociaux, constructeurs de téléphone (avec le Wallet par exemple)
Les investissements doivent permettre de rationaliser les coûts de production des services financiers, avec une automatisation plus forte voire l’externalisation et la mutualisation des moyens avec des « usines de production bancaire»
Les investissements doivent permettre d’automatisation des process métiers avec la digitalisation des tâches administratives pour libérer du « temps commercial » aux équipes de conseillers et de commerciaux.

Pour conclure, nous voyons ces derniers mois de nouveaux acteurs qui jouent sur la proximité, avec des offres simples ainsi que sur de nouvelles technologies pour atteindre une population plus jeune et faiblement bancarisée. Le nouveau statut d’Etablissement de paiement devrait permettre la multiplication des nouvelles offres qui bousculeront ce secteur très traditionnel des services financiers.